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Destins croisés ▬ Suiten D. Minazuki

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Ven 1 Juin - 5:14
La période estivale arrivait lentement mais surement, amenant avec elle chaleur et bonne humeur. Pourtant, en cette belle nuit étoilée au beau milieu de l’océan, le climat n’avait rien de particulièrement agréable. Bien heureusement, le blondinet avait par le biais de sa malédiction acquis cette particularité unique ou presque lui permettant de réguler mécaniquement la température de son corps pour le maintenir continuellement dans des conditions vivables et confortables. L’azur des cieux avaient laissé sa place à des tons plus sombres, plus obscures. En effet, le firmament s’était teint vers un bleu marine parsemé ci et là de petites billes lumineuses qu’étaient nos chères étoiles et autres astres célestes. Plus simplement, la nuit s’était paisiblement installée entrainant d’ailleurs l’éveil d’une mer quelque peu agitée. Avec tous ces paramètres évoqués, il était à se demander ce que pouvait bien faire un lieutenant de la marine agenouillé au beau milieu du pont d’un navire, rampant comme si sa vie était sur le point de prendre fin. Les effectifs de nuit vaquaient à leurs occupations, maintenant le cap et l’allure du bateau mais, concernant le doré, rien ne l’obligeait à déambuler de la sorte, au contraire. Aux vues de la journée qui l’attendait le lendemain, il aurait été bien plus judicieux de profiter d’une nuit de sommeil réparatrice. Malheureusement, même si aucune obligation professionnelle ne l’obligeait à veiller, il en allait bien autrement des obligations naturelles que lui imposait son corps. Arrivant tant bien que mal vers les rembardes censées empêcher les individus de passer par-dessus bord, le marine aux prunelles d’or ne manqua de se pencher dangereusement vers les eaux afin de se vider complètement du maigre repas qu’il avait ingurgité, quelques heures plus tôt. Quel charme, quelle classe.

Après de longues heures de souffrance et une bien courte nuitée, notre justicier flamboyant laissa ses paupières s’entrouvrirent, accueillant sans grande conviction la lumière émise par notre majestueuse boule de feu solaire. Un long bâillement vint accompagner le mouvement qui le mena à se relever, son corps le faisait souffrir, jamais ne parviendrait-il donc à se faire au piètre confort qu’avait à lui offrir un navire de guerre de la Marine. Ni pris de vertiges ni de l’envie de vomir, le Kazoku remarqua rapidement que son cheval des mers ne voguait plus. Peut-être avait-il enfin atteint la destination escomptée, la terre ferme, la terre de la fabuleuse ville de Vernia. Ce n’était ni les envies de tourisme ni celles de vacances qui amenaient le lieutenant en ces lieux mais bel et bien son rôle d’agent de l’ordre et de soldat de la justice. Comme chaque année à la même période, la cité accueillait son festival annuel et avec cela, un bon gros lot d’activités et de stands en tous genres. Evidemment, un tel évènement nécessitait également une certaine sécurité, une sécurité assurée par qui d’autre que la Marine ? Un long soupire échappa au blond sulfureux, comment allait-il résister à l’attrait de tous ces divertissements ? Et bien la réponse était on ne peut plus simple, il n’allait probablement pas le faire. Rapidement un léger rictus calculateur gagna le faciès d’Akuma qui se hâta de quitter ce transport de l’enfer pour mettre définitivement le pied à terre. Sans grandes surprises, son grade lui octroyait également la responsabilité d’une escouade de soldat de première classe, chose relativement enquiquinante pour un individu ayant prévu de se faire la malle pour s’amuser toute la journée durant…

La ville de Vernia était avant tout réputée pour être une ville marchande particulièrement luxueuse et aux prix qui avaient la fâcheuse tendance à s’envoler vers des sommets. Au détour d’une petite ruelle, durant la ronde, profitant du brouhaha ambiant, de l’effervescence des environs et de l’inattention de la majorité de ses troupes, notre allumé magmatique se volatilisa des champs de vision de ses collègues pour vaquer à ses propres occupations. Les conditions de sa visite l’y avaient forcé, le Kazoku revêtait sa tenue de travail officiel, l’uniforme typique d’un lieutenant de la Marine, donc. Impossible dans ce cas de créer tumultes et agitation et cela était bien dommage. M’enfin, Akuma allait bien se contenter d’une journée tranquille à glander, en tout cas jusqu’à ce que quelque chose ou quelqu’un ne vienne perturber le calme local ce qui, avouons-le, avait de quoi faire bouillonner d’une ardente excitation le Kazoku. Après tout, un peu d’exercices et d’imprévus, rien de mieux pour rendre une telle journée encore meilleure.

La rue principale, celle abritant la plupart des stands et échoppes en rapport avec le festival, n’était plus qu’à quelques mètres. Faufilant uniquement sa tête par-delà le mur de briques qui l’abritait, le soldat blondinet restait terré dans sa ruelle cachée encore quelques secondes, s’assurant furtivement de la non-présence d’une escouade lui étant rattachée. Encore pouvait-il tromper des groupes de soldats ne dépendant pas de lui en mentant et en expliquant sa ronde sans escorte par son caractère solitaire, mais la tâche devenait bien plus ardue s’il se retrouvait face à ceux qu’il devait normalement guider et diriger et qu’il avait secrètement abandonnés. Ces repérages primaires semblaient lui confirmer une voie libre et sans dangers, il était donc temps de découvrir plus en détail la nature de ce festival si réputé que le doré parcourait pour la première fois. L’ambiance était somme toute agréable et détendue, rien ne semblait réellement pouvoir perturber l’événement tant tout paraissait être bien organisé, bien ficelé. Dommage pour les envies d’action du Kazoku, mais en même temps, peu à peu, ce dernier se perdait à observer les différents costumes des animateurs, à goûter différents mets gratuitement exposés au sein des différentes échoppes mais aussi à se laisser tenter par divers jeux plus ou moins divertissants, plus ou moins amusants. Ce fut d’ailleurs à l’instant où la voix d’un individu -semblant tenir un stand de hasard- résonna que les iris d’or de notre marine allèrent délicatement se poser sur une silhouette féminine, non loin de sa position.

Interpellé, le Kazoku débuta une marche presque discrète en direction de ce kiosque et de cette demoiselle. Il était étrange que l’attention de notre protagoniste soit si activement captée et pourtant… Il ne s’agissait là que d’une silhouette, une silhouette floue et difficile à précisément définir, impossible donc de supposer que le blondinet avait repéré une éventuelle future conquête. Quoique, son radar à femmes fatales n’était pas à sous-estimer. Enfin bref, pratiquement captivé par ce contexte spécial, le lieutenant ne remarqua que tardivement et presque trop tard l’arrivée de deux membres de la marine sous son commandement. D’une pirouette improvisée et gracieuse, Akuma la danseuse étoile alla se perdre dans la foule, disparaissant complètement aux yeux de ses subordonnés. Quelle plaie pouvaient-ils être ! N’était-ce point possible de sécher le travail pour s’amuser ?! Ahem. Patientant calmement jusqu’à pouvoir s’exposer de nouveau sans risque, le Kazoku se précipita pour rejoindre du regard la petite baraque-loterie et la lady ayant éveillé sa curiosité.

Coup du destin ou simple coïncidence scénaristique, la source de toutes ses suspicions n’était plus. Disparue. Rageant silencieusement et intérieurement, le visage du blondinet ne manquait pas de transmettre la frustration ressentie. Cette personne précédemment repérée éveillait en lui un sentiment à la fois étrange et énervant. Comme s’il était persuadé de connaître cet individu sans pour autant mettre le doigt sur son identité réelle. Reprenant son chemin tête baissée, Akuma continuait ses réflexions à propos de tout cela, allant parfois se gratter l’arrière du crâne comme pour vérifier si son cerveau ne surchauffait pas. Sa marche n’avait plus rien d’organisée et sa route n’était plus que le fruit de décisions hasardeuses, imprévisibles et improvisées. Toujours incapable de lever le voile sur ce mystère qui était apparu, le doré redressa la tête brusquement sans pour autant s’arrêter, laissant s’échapper un espère d’onomatopée étrange lui permettant d’évacuer l’insatisfaction ressentie quant à son incapacité à mettre les choses au clair.

« RHAAAAAAAAAAAAH ! »

Finalement, les minutes passèrent et petit à petit ces interrogations disparurent en même temps que l’esprit du blond fut capté par les diverses choses qui faisaient vivre les rues de la ville. Ce fut d’ailleurs la remarque d’un enfant qu’il croisa qui rappela au doré qu’un tournoi était normalement tenu chaque année. Cela lui était totalement sorti de la tête mais un tournoi, ça c’était quelque chose d’intéressant. Après tout, peut-être allait-il y avoir des individus ou des aléas pimentant un peu ce festival. Le corps du lieutenant s’arrêta net, sa traversée fut ainsi interrompue et plus que cela, ce fut même un demi-tour qui fut entamé, un demi-tour soudain et inopiné ayant pour but de mener Akuma à suivre le même chemin que le bambin précédemment rencontré. De toute évidence, il se rendait au tournoi, tournoi qui donc se trouvait dans le sens inverse de la marche du Kazoku. Malheureusement, ce volte-face qui n’avait pris en réalité qu’une demie seconde provoqua une collision avec autrui, une collision légère, certes, mais le justicier magmatique était doté d’un gabarit conséquent, alors son ressenti n’était peut-être pas celui de son opposant. Enfin, son opposante plutôt, à en juger par la faiblesse du choc. Avant même de pouvoir agresser la personne qu’il venait lui-même d’heurter afin de la sommer de faire bien plus attention, l’esprit du blond fut comme traversé par un éclair de génie, parvenant enfin à dresser l’identité de la mystérieuse inconnue.

« LIEUTENANT SUITEN, C’EST ÇA ! » S’exclama-t-il avant de lentement baisser le regard vers sa victime. « Eh ?! »

Pas de bol ou deus ex machina scénaristique, encore une fois, il s’avérait que la personne contre laquelle Akuma venait de s’entrechoquer n’était personne d’autre que cette mystérieuse inconnue, LA mystérieuse inconnue, celle qui avait obnubilé le blondinet de longues minutes durant, celle qui s’avérait finalement être une collègue, Suiten D. Minazuki. Les deux membres de l’organisation de la justice ne se connaissaient par personnellement, mais de par leurs fonctions similaires, le Kazoku avait déjà entendu parler de sa consœur et pouvait donc l’identifier. Néanmoins, la situation était très rapidement devenue assez gênante. Comment cet imbécile allait-il pouvoir justifier le fait qu’il venait d’hurler publiquement son nom ? Comment allait-elle réagir à la quasi-agression involontaire qu’elle venait de subir ? Comment allait-il expliquer sa paresse professionnelle ? Tant de questions qui traversaient l’esprit de notre idiot et si peu de temps, si peu d’options pour réagir… Ugh… Dans quelle situation s’était-il encore fourré…
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Lun 4 Juin - 5:32
Mon joli minois affichait un sourire fier, comme si je venais d’accomplir un véritable petit exploit alors que, dans les faits, je m’étais contentée de participer à une loterie. Enfin, bon, j’avais pigé des enveloppes. Il y a plus passionnant comme procédé, mais j’avais remporté une petite poignée de berries et cela suffisait à vivifier mon pas. Sans être matérialiste, j’aimais bien la bonne nourriture et me gâter de temps en temps. Ainsi, c’est avec un enthousiasme certain que je déambulais, à la recherche de mets sucrés et propres à l’endroit que je pourrais m’offrir avec ce petit montant. Ou, peut-être, si je voulais être un peu plus réfléchie, devrais-je le mettre de côté ? Économiser en prévision d’un investissement plus grand, d’un projet qui me trottait en tête depuis un bail. La compagnie de Gary, mon cameko, me manquait gravement. J’avais bien envie de me procurer un nouvel escargophone caméra, un nouvel ami. En plus de ça je pourrais recommencer à prendre quelques clichés, pour le travail comme pour le plaisir personnel.

Il me suffisait de regarder la foule pour que ça me démange. Je repérais une myriade de petites scènes qui auraient mérité d’être immortalisées sur film. Un enfant qui marchait main dans la main avec son parent, une crème glacée se répandant au sol, un assortiment de masques et de tissus colorés. Même, les visages souriants, les plis aux coins des yeux, les bouches grandes ouvertes en sourires heureux et festifs. C’était une manifestation de l’humanité dans toute sa splendeur, dans toute sa beauté, sa positivité. Cela ne pouvait éveiller en moi qu’un sentiment d’émerveillement, d’admiration. S’il y avait bien une raison pour laquelle j’avais choisi de rester dans la marine, c’était bien celle-là. Mon cœur avait été gagné par une profonde curiosité et une singulière empathie pour le genre humain. Une race qui représentait la moitié de mon identité, tout de même, et au milieu de laquelle je faisais tout pour me fondre. Pire, je dissimulais ma nature de sirène à mes camarades, voulant m’incruster parmi eux sans souffrir de quelconques jugements ou traitements de faveurs. Ou pire.

Mais qu’importe, revenons au moment présent, au vent dans mes cheveux et à la foule autour de moi. Quand bien même je me savais capable d’attirer l’attention avec ma longue crinière rose, j’étais loin de me douter que j’avais réussi à captiver les pensées d’un confrère. Je me contentais d’avancer un peu aléatoirement, sans m’en faire trop sur la destination. Profiter de l’instant présent était plus que suffisant pour moi et mon bonheur. Je ne me prenais pas la tête, remettais mes pensées à plus tard. Ainsi, je n’avais pas vraiment réalisé que j’emboitais le pas à une grande silhouette blonde vêtue d’un uniforme de la marine et, surtout, j’étais trop distraite pour réagir à son mouvement rapide et totalement inattendu. Lorsqu’il se retourna, j’eu à peine le temps de relever la tête avec une expression interrogatrice que le choc survenait déjà. N’étant ni très grosse, ni très lourde, il va de soi que je réalisai deux ou trois pas vers l’arrière en faisant des moulinets avec les bras, heurtant au passage un ou deux autres festivaliers dans un effet domino totalement imprévu.

« Désolé, pardon, vraiment. » Avais-je lancé aux pauvres gens qui avaient été dérangés par ma personne et qui continuaient leur chemin sans m’adresser plus qu’un soupir. Au moins ils n’avaient pas l’air trop contrariés. Néanmoins, dans l’immédiat, il y avait plus curieux. Voilà que l’homme qui m’avait bousculé criait mon nom sans gêne sur la place publique, comme touché par une illumination soudaine, son regard ne se posant sur moi qu’après coup. Je m’empressai de replacer ma longue chevelure, de joindre les pieds et de remettre mon dos droit, pour essayer de me grandir. Face à un individu aussi grand, en même temps, c’était un réflexe un peu naturel.

« C’est bien moi ! Je ne suis pas en service, mais je suis disponible ! Avez-vous besoin de mon assistance pour réaliser un portrait ? » Car je ne voyais rien d’autre, sur le coup, qui nécessite de me trouver dans la foule. Après tout, c’était l’une des raisons pour lesquelles on avait choisi de m’accepter dans la marine : ma capacité à dessiner le visage des gens que j’avais croisés. Très pratique pour identifier des suspects ou réaliser des croquis destinés à devenir un avis de recherche. Si ce lieutenant m’avait cherchée, moi précisément, au milieu de tout ce monde, c’est forcément qu’on avait besoin de mes services. N’est-ce pas ?




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