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Présentation d'Asuna Misaki!

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Lun 14 Mai - 21:37
Asuna Misaki





❯ FEAT :Mato Kuroi - Black Rock Shooter
Informations

❯ PRÉNOM(S) : Asuna
❯ NOM : Misaki
❯ ÂGE : 23 ans
❯ SEXE : Féminin
❯ RACE : Humain
❯ GROUPE : Hors la loi
❯ FRUIT DU DÉMON : Ope Ope No Mi - Fruit de l'opération
❯ ARME(S) : Katana - Pistolet
❯ APTITUDES : Aucune
❯ MÉTIER : Médecin
❯ ÉQUIPAGE : Aucun
❯ ORIGINE : East Blue - Shimotsuki

❯ TAILLE : 1m72
❯ CHEVEUX : Noir - Pointes bleues
❯ YEUX : Bleus
❯ VÊTEMENTS : Tenue légère - "Cape" - Couleurs foncés
❯ SIGNES DISTINCTIFS : Rien à signaler hors fruit du démon
❯ BUTS / RÊVES : Parcourir le monde - Soigner ceux qui ont besoin de soin.
❯ AIME : Se savoir utile - Rendre service
❯ N'AIME PAS : Les machos - Ceux qui tuent pour le plaisir



DESCRIPTION MENTALE


L'être humain est généralement constitué d'une barricade émotionnelle, qui, après certains évènements, devient pratiquement infranchissable. Cette capacité à montrer totalement l'inverse de qui nous sommes n'est pas issu d'un quelconque fruit du démon, au contraire, c'est ce que j'aime appeler "La malédiction des Hommes". Combien de personnes avez-vous déjà rencontré, avec un charmant sourire, toujours prêt à rendre service, s'impliquant dans je-ne-sais quelles activités sans but lucratif? Mais au fond, que savez-vous d'eux? Prenez-vous réellement la peine de savoir ce qui peut toucher cette personne? Je suppose que la réponse est négative, après tout, vous ne voyez certainement pas l'intérêt de demander à une personne qui semble de bonne humeur et qui garde le sourire comment elle va. Non. Vous êtes bien trop occupé à vous occuper de vous-même, ou à chercher des signes qui montreraient un état psychologique inquiétant chez les autres. Et bien, sachez que vous vous trompez. Et je sais de quoi je parle, je ne me permettrais pas de donner des leçons de morale sans savoir de quoi je parle, sans ressentir ce vide infini au fond de moi, sans me demander quotidiennement les raisons qui me poussent à continuer.

Vous l'avez deviné, je suppose.. Je m'appelle Asuna Misaki, je suis une jeune femme qui aime sourire, qui aime rendre service. Et pourtant, je souffre terriblement. Vous allez probablement me demander pourquoi? Pourquoi est-ce que je n'accepte pas de faire face à mes émotions, mes sentiments? Que tout ce cheminement ne me mènera qu'à un sinistre avenir, plongé dans la dépression silencieuse? Qu'en pensez-vous? Vous pensez qu'il est simple de se retenir de pleurer, hurler, de se mettre sentimentalement à nu devant vous? C'est une lutte quotidienne, que de retenir ses émotions. Si j'arrive à me bercer de cette illusion, grâce à ce sourire, grâce à mes actes, qu'en est-il de vous? Le plus grand pouvoir de l'Homme, c'est le mensonge.

J'aurais voulu éviter de tomber dans le clicher des histoires larmoyantes, croyez-moi. J'aurais clairement préféré vous expliquer mon histoire, en vous disant que tout était parfait. Et même si, selon moi, notre plus grand pouvoir est le mensonge, je vais quand même vous raconter la vérité. Je ne vais pas, ici, vous faire une rétrospective de ma vie, je vais essayer d'être brève.

Au fond, je n'ai pas réellement de raison de me plaindre. Je suis originaire d'un milieu très aisé, je suis la fille unique d'une riche famille. J'ai toujours été une fille très polie, avec de bonnes manières. Cependant, une certaine chose qui semblait déranger mon père était mon honnêteté. Il me disait, que dans ce monde, certaines choses ne devaient pas être dites, sous peine d'être mal vue, de créer des conflits. Cependant, j'estime qu'il est essentiel de dire les choses, quand elles doivent être dites. La communication est, selon moi, une clé indispensable dans le développement personnel. Je préfère dire à un enfant, issu de la bourgeoisie ou non, qu'il agit comme un idiot pour qu'il puisse s'en rendre compte, plutôt que de l'encourager dans ses actes, sous prétexte qu'il est le fils de. Ce qui m'a, d'ailleurs, attirée des ennuis. Mais ça, nous aurons le plaisir de le découvrir plus tard.

Ma plus grande faiblesse, c'est la confiance que je ne peux avoir envers les autres, que ce soit hommes ou femmes, ainsi qu'envers moi-même. Nos expériences personnelles forgent la personne que nous sommes, grave au fond de nous des marques indélébiles, conscientes ou inconscientes. M'autoriser à m'ouvrir, c'est, selon moi, recommencer ce que j'ai déjà échoué dans le passé. Cette vision me terrorise, chaque jour.

Vous l'aurez compris, je suis devenue une femme aux apparences trompeuses. L'image que je projette est une image positive, entouré de bonnes manières et de joie de vivre. Alors qu'au fond, je souffre terriblement et manque terriblement de confiance.

Pour en comprendre davantage, je vous expliquerais mon histoire.



HISTOIRE


Chapitre 1 : Mon père


Vous savez, je pourrais vous parler sans arrêt de mon père, de ce qu’il représente pour moi. Mais en toute sincérité, je pense que ni vous, ni moi n’avons le temps d’écouter toutes les étapes ou mon père a eu une importance capitale dans ma vie, tellement elles sont nombreuses. Cependant, je peux essayer de faire l’effort de vous raconter certains passages qui ont totalement chamboulé ma vie, qui ont fait que j’en suis ici à l’heure actuelle, à me demander quelle décision prendre.

"Tu sais, Asuna. L’important n’est pas le nombre de fois où tu chutes, le plus important, c’est le nombre de fois que tu te relèves pour continuer à progresser. Et ça, ma fille, cette détermination dont tu sais faire preuve, ça te servira un jour. Comme le disait mon professeur lorsque j’avais ton âge, l’erreur est un tremplin pour apprendre."

Mon père était juste agenouillé devant moi, une de ses grandes mains posées sur mon épaule, la tête baissée vers moi. Je le regardais, avec le même regard qu'à chaque fois. Vous savez, ce genre de regard qui n'a pas besoin de mots pour être compris, qui parvient à faire saisir à la personne que vous aimez l'importance qu'il peut représenter à vos yeux. Il approchait lentement sa main de mon visage, afin d'essuyer les larmes qui coulaient le long de mes joues rouges, pour ensuite me faire un sourire. Pour tout vous dire, je ne me sentais pas vraiment bien avant qu'il ne me dise cette phrase qui marquera à jamais le cours de mon existence. Et vous saviez pourquoi est-ce que j'étais en larmes ? Eh bien, c'était la première fois que j'échouais quelque chose devant mon père. J'avais toujours fait en sorte qu'il soit fier de moi, peu importe les efforts que je devais fournir pour y arriver. Sauf que cette fois-ci, lors de cet entrainement avec ce gamin qui habitait dans le quartier voisin, je m'étais totalement ridiculisée, moi qui criais haut et fort qu'il était simple de tenir une épée en bois, et de l'agiter pour gagner un duel. Quelle idiote quand j'y pense.. C'était la toute première fois que je ressentais ce genre d'émotion au fond de moi, un sentiment de frustration et de peur de décevoir mon père. Cependant, après les quelques mots qu'il avait échangés avec moi, je me sentais peu à peu mieux, il m'avait libéré de toutes émotions négatives. Je continuais à le regarder, et lui souriait à mon tour.

"Dis-moi, papa, est-ce qu’un jour je deviendrais plus forte que toi? Que je pourrais moi aussi être un homme comme toi?"

Mon père s’était mis à rire avec énergie. Au début, je me demandais s’il se moquait de moi ou non, comme il avait parfois l’habitude de faire quand je disais, comme il disait, une bêtise attendrissante. Cependant, en le voyant si heureux et en train de rire de bon cœur, je laissais ce doute s’échapper, et je me suis mise à rigoler avec lui. Il s’était doucement calmé, ses rires ne résonnaient plus jusqu’aux pièces voisines, et il avait posé sa main sur ma chevelure noire, en m’ébouriffant au passage.

"Un homme, dis-toi bien que ça n’arrivera jamais. Mais oui, Asuna, tu seras la femme la plus redoutable de Shimotsuki, un jour, tu mettras une véritable raclée à ton pauvre père, et tu feras trembler le village rien qu’avec ton prénom ! Vous m’entendez habitants de Shimotsuki, Asuna va vous donner du fil à retordre!"

Il n’y avait plus aucun doute, il se moquait bel et bien de moi. Mais ça m’était complètement égal, ce moment de complicité que je partageais avec lui était unique en son genre. Je lui tirais la langue, non pas par manque de respect, mais parce que c’était notre petit truc à nous, qui voulait dire qu’on s’aimait énormément.

"Arrrrrrrrh"

Je plongeais sur mon père, le couvrant de chatouilles et de baisés innocents. Les pleurs de joie se laissaient voir sur nos deux visages, nous étions si heureux, si complices. Notre vie était tout simplement parfaite. À ses côtés, j'avais l'impression de pouvoir déplacer des montagnes, que quoi qu'il arrive, il serait toujours à mes côtés pour me soutenir, et pour me dire comment apprendre de mes erreurs. Jamais il n'aurait été déçu de moi, au contraire, il me souhaitait de faire mes propres erreurs pour que je puisse apprendre énormément de ceux-ci.

C'est ce jour-là, que je me suis dit que je ferais tout pour réaliser mon rêve ! Celui de pouvoir aider les gens, et de devenir une redoutable épéiste, entouré de nombreux camarades qui m'apporteraient énormément dans ma vie !

Quelques semaines après ma première erreur, je m'étais mise à m'entraîner de manière rigoureuse, en respectant des horaires bien définis, en me surmenant légèrement. Il n'était pas rare que mon père me rende visite dans notre salle d'entraînement, pour m'encourager et me soutenir dans mon entraînement, me donnant des conseils pour améliorer mes coups, ma rapidité, ma précision. Mon père, c'était mon couteau suisse. Il savait tout, il était un véritable héros pour moi ! Il avait ce pouvoir de toujours arriver aux bons moments, comme cette fameuse nuit où je m'étais fixée mon objectif principal. Alors qu'il était extrêmement tard, que je n'avais que très peu dormi et que mon alimentation se réduisait à une demi-portion de riz par jour, je sentais doucement mon corps ne plus avoir d'énergie pour continuer à m'entraîner. Vous vous doutez du problème, j'étais beaucoup trop faible que pour traverser le jardin et m'installer confortablement dans mon lit. Et c'est à ce moment précis, alors que mes jambes me laissaient tomber pour me mettre genou au sol que mon père est rentré, avec un grand sourire, et ce regard légèrement inquiet !

"Tu sais Asuna, je suis.." "Tu es médecin, et je dois faire attention à ne pas trop en faire"

Mon père s'était mis à rire, il savait que ça m'agaçait quand il commençait ses phrases comme ça, et malgré le peu d'énergie que j'avais, je l'avais suivi dans cette euphorie. Il s'est alors approché de moi, dans cette lumière tamisée issue des nombreuses bougies que j'avais allumées en prévision de la tomber de la nuit, et avant qu'il ne puisse se trouver avant moi, j'attrapais mon épée, pour ensuite me relever doucement. Mes jambes tremblotaient, c'était probablement l'effort de trop. Je regardais mon père, avec un seul œil ouvert, l'autre étant fermé à cause de la fatigue, et le sourire jusqu'aux lèvres.

"Quand je serais grande, je te promets de sauver des vies comme toi! De faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider les gens qui en ont véritablement besoin, que ce soit de bonnes ou mauvaises personnes! Personne ne doit souffrir, la vie est beaucoup trop précieuse! Alors je te promets, papa, que même le plus cruel des pirates sera sauvé de mes mains!"


Mon père s'était approché de moi lentement, et avait posé sa main sur ma tête, et à nouveau, m'ébouriffait les cheveux. Mais cette fois-ci, c'est lui qui me tirait la langue.

"Shimotsuki, vous avez entendu? Vous venez d’entendre la promesse d’Asuna Misaki, la super-doctoresse!"

Il se moquait à nouveau de moi, mais ce n’était pas grave, je savais qu’il ferait tout pour que mon objectif puisse être réalisé ! Vous l’avez sans doute compris, mon père était un médecin réputé dans notre village. C’est d’ailleurs lui, qui m’a transmis cette volonté d’aider les gens, de sauver des vies !

"Je t’aime, papa"

C’est sur ses épaules que nous quittions la pièce, faisant doucement virevolter les nombreuses flammes des bougies, jusqu’à ce qu’elles s’éteignent une fois que les portes se sont fermés.

"Je le sais, comme tu sais que je t’aime, ma fille"


Chapitre 2 : Pour le meilleur comme pour le pire


Avec toute l'honnêteté dont je peux faire preuve, je ne vous cache pas que cette partie peut prendre une tout autre interprétation une fois que je vous aurais raconté les grandes lignes de mon histoire. Comment un souhait, une volonté peut tout de suite bouleverser votre vie. Je n'entrerai pas dans les détails pour l'instant, continuez de lire mon récit, et qui sait, vous ferez probablement le lien vous-même.

Il faisait terriblement calme dans la maison, j'avais pourtant l'habitude de me laisser aller dans mes pensées, tellement la maison était grande. Mais cette fois-ci, c'était un calme qui était particulier, unique en son genre. Vu la grandeur de notre habitation, mon père avait employé nombreux domestiques, afin que ceux-ci puissent alléger le travail de femme au foyer de ma mère, et parfois, il arrivait que ceux-ci s'occupent de moi, en me proposant diverses activités. J'étais installée dans les escaliers, regardant d'un regard vide ce qu'il se passait autour de moi. Il faisait calme, pourtant, l'agitation était gigantesque. Comme une colonie de fourmis qui s'éparpillaient dans la maison, faisant des allers-retours, avec un regard inquiet. Les fourmis, dans ce cas-ci, c'était les domestiques. Ils passaient à chaque fois autour de moi, je devais probablement les gêner dans leurs passages dans les escaliers, mais ils ne me disaient rien, ils n'osaient pas croiser mon regard. Vous savez, ce regard de petite fille, attristée par les évènements, qui ne cessent de pleurer et ce, sans le moindre sanglot. Je me sentais terriblement vide, seule. Je me posais des milliers de questions, et cela n'a aucun rapport avec le fait que j'étais une enfant. Qu’importe l’âge, quand vous voyez votre père allongé dans un lit, avec des draps blancs, en sueur et répétant le nom de sa femme et de sa fille en boucle, vous vous demandez ce que vous avez fait pour mériter cette situation. Je l’entendais, mon père, crier mon nom. Mais il m’était tout simplement impossible, pour moi, de le rejoindre. Je ne voulais pas le voir comme ça, il m’était impossible d’y aller sans implorer quiconque pourrait m’entendre d’épargner sa vie. Il criait après moi, j’étais impuissante, paralysée.

"Papa.. PAPA !"

Je m’étais relevée rapidement, tant pis pour les larmes, tant pis pour les images qui resteront dans ma tête pendant extrêmement longtemps ! Je décidais de le rejoindre, de le soutenir dans ce moment douloureux. Au passage, je bousculais les domestiques que je croisais, non pas volontairement, mais dans la précipitation. Ceux-ci ne me disaient rien, je les aimais bien, moi, ces domestiques. Ils étaient toujours gentils avec moi, et voulaient toujours se plier en quatre pour subvenir à mes besoins. J’étais plutôt gênée de leur demander quoi que ce soit, la seule chose que j’ai pu leur demander dans toute ma vie, c’était simplement d’être amis, et de me laisser aller chercher un verre d’eau moi-même, quand j’en avais besoin.

J'ouvrais la porte avec fracas, et me plongeais dans les bras de mon père qui semblait être encore plus faible que la veille. Je pleurais sur son corps, je le serrais de toutes mes forces, en suppliant que tout ça s'arrête, qu'il était beaucoup trop précieux pour que je puisse le perdre ainsi. Avec le peu d'énergie qu'il avait, il posa sa main sur mes cheveux en me tirant la langue. C'en était beaucoup trop émotionnellement, je me souviens, ne pas avoir arrêté de pleurer pendant plusieurs heures.

Ma mère ne semblait pas pouvoir affronter ça. Je pouvais la comprendre, je ne lui en voulais pas de garder ce sourire sur son visage. Je savais qu'elle souffrait terriblement, que ce sourire n'était qu'un masque pour lui donner l'énergie de continuer d'avancer, et en même temps, pour rassurer la petite fille que j'étais. Vous savez, les enfants agissent par mimétisme, et c'est probablement de ce moment, que la femme que je suis actuellement, souris en permanence, pour rassurer les gens, et me donner la force de continuer.

"Par pitié, s'il y a quelqu'un là-haut, rendez-moi mon père, j'en ai besoin ! Je donnerais de ma personne pour qu'il se sente mieux ! Je vous le promets, pitié, pitié !"

J'avais terriblement honte. Mon père m'avait appris quelques notions rudimentaires de médecine, afin de me préparer à ma future vocation, et j'étais là, totalement impuissante face à la situation. Est-ce qu'il était déçu de moi ? De voir que je n'étais pas capable de pouvoir lui sauver la vie, alors que je lui avais fait cette promesse il y a quelque temps ? Est-ce que c'était véritablement ma vocation, après tout ? Comme j'avais eu l'occasion de vous dire, les médecins étaient rares dans notre village, quelques-uns ont rendu visite à mon père. Il y avait même un jour, où j'ai foncé sur un médecin qui sortait de la chambre de mon père avec ce regard de pitié. Il n'avait pas les mots, ou simplement pas le courage de raconter des histoires négatives à une enfant. J'avais foncé sur lui en larmes, en le frappant de mes petits poings, il ne bougeait pas. Je l'accusais de ne pas faire le nécessaire, que c'était une chance pour lui de voir le meilleur médecin du village s'éteindre, que ça ne ferait que faire grossir son business ! L'homme avait arrêté mes poings, en se mettant à genoux devant moi.

"Sans ton père, je ne serais jamais devenu médecin. S'il venait à partir, je n'aurais plus de repères pour apprendre toutes ces choses fascinantes sur la médecine. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour l'aider, car sans lui dans le village, il n'y aurait plus de héros"


Je m'arrêtais de le frapper. Ce qu'il venait de dire avait traversé mon cœur, je m'étais mise à pleurer, me réfugiant dans les bras de cet homme que je ne connaissais pas. Il semblait sincère, et je plaçais tous mes espoirs dans cet homme. Par la suite, j'avais compris que celui-ci était l'étudiant de mon père, qu'il avait tout appris de celui-ci.

"Il n'y aurait plus de héros.."

Les semaines qui suivirent me redonnaient de l'espoir. Mon père semblait récupérer ses forces petit à petit, il arrivait même qu'il nous parle quelques minutes. Je m'étais accrochée à ces petits moments, où je pouvais tenir la main de mon père, en lui tirant la langue. Je participais à son rétablissement, grâce aux conseils et à l'œil attentif de son apprenti. J'apprenais énormément sur les méthodes essentielles de la médecine, et je m'en voulais d'avoir douté de ma vocation. Par ailleurs, étant donné le peu de médecins présents dans le village, son apprenti m'avait confié quelques missions de soins basiques, afin de lui faire économiser du temps et de l'énergie. C'était mon premier stage, en situation réelle. Jusqu'à ce moment, je n'avais fait que lire des bouquins, et m'entraîner sur des animaux. Et pour être totalement honnête avec vous, c'était les meilleurs moments de ma vie !

Un jour, alors que je revenais du village pour soigner une vieille dame qui était tombée dans son jardin, j’étais surprise de voir mon père debout, appuyé contre le rebord de la fenêtre avec un gigantesque sourire. Il se retournait péniblement, mais semblait pourtant garder son équilibre. Je m’étais empressée de m’approcher de lui, afin de lui porter assistance. Je croisais son regard, il avait toujours le même, avec ce gigantesque sourire.

"Tu sais, Asuna, j'ai beaucoup entendu parler de la manière dont tu t'impliquais dans le domaine de la médecine, à la maison, dans le village. Et j'ai beaucoup réfléchi, je compte arrêter la médecine, et profiter pleinement de ma convalescence. C'est ton tour de briller, et de devenir le meilleur médecin du village. Je sais que tu en es capable"

Ces moments m'avaient broyé le cœur, même si la confiance et le sourire de mon père étaient sincères, je n'arrivais pas à me faire à l'idée qu'il décidait d'arrêter ce pour quoi il vivait ; la médecine. Il m'avait tiré la langue, je n'avais pas répondu, perdue dans mes pensées.

Les mois qui passèrent étaient probablement les mois qui auront le plus chamboulés mon existence. J’étais terriblement heureuse que mon père s’était rétabli, je comptais profiter de chaque moment avec lui, en tentant de le rendre le plus heureux du monde.

Chapitre 3 : La valeur de l’amour

Après avoir arrêté sa profession de médecin du village de Shimotsuki, mon père s'était principalement concentré à des loisirs divers et variés. Il pouvait passer toute une journée à lire des bouquins, en tentant de se cultiver sur des arts qu'il ne maîtrisait pas, tout comme il pouvait passer du temps avec moi ou ma mère, un verre d'alcool à la main. Il semblait véritablement heureux, et à chaque fois qu'il me regardait, j'avais cette impression qu'il était extrêmement fier de moi, que je puisse m'épanouir aux côtés de mes parents, et continuer ma passion, ainsi que celle de mon père. Les conversations qui ont suivi la convalescence de mon père m'ont peu à peu ouvert les yeux sur sa décision d'arrêter de pratiquer la médecine. Il m'avait expliqué que les dernières années se sont déroulées rapidement, qu'il n'avait pas eu le temps de remarquer que sa fille grandissait, et qu'un jour, elle finirait par s'en aller pour construire sa vie. Cette fois-là, j'avais ressenti de la peine dans son regard, il semblait avoir terriblement peur de me voir m'en aller, avec un autre homme, construire quelque chose sans lui. Et d'un autre côté, le fait qu'il soit resté allongé dans un lit pendant plusieurs semaines lui avaient fait prendre conscience de certaines choses sur sa vie, il n'avait plus envie de perdre du temps, même si c'était une véritable passion de sauver des vies, il voulait prendre une retraite bien mérité, aux côtés de sa femme, et vivre le restant de sa vie des jours heureux.

Cette décision a véritablement changé notre vie, il avait énormément d'argent, assez pour qu'il ne puisse plus travailler pendant le restant de sa vie. Mon père a toujours été comme ça, économe. Pour être honnête, il n'avait pas spécialement le temps de s'offrir des voyages ou des produits de luxe, mise à part la maison et les domestiques, peut-être. Cependant, c'est justement ce mode de vie qui lui a donné envie de goûter à la luxure, il s'était donc mis à dépenser sans compter, pour faire plaisir à ma mère, à moi, et à lui en dernier plan. Cette habitude de gâter ses proches s'est rapidement retourné, il passait désormais en priorité, il avait goûté au luxe, et il ne savait plus s'en passer. On ne pouvait pas lui en vouloir, après tout, c'était son argent, et nous ne manquions de rien.

Mais comme vous vous en doutez, et comme il existe partout ce genre de situation, le coût des dépenses devenait de plus en plus excessif, jusqu'à un certain point fatidique. Une fois que mon père s'était rendu compte que l'argent de toute sa vie commençait à s'éteindre petit à petit, celui-ci s'était décidé de se mettre au jeu. Sa consommation d'alcool devenait excessive et sa présence de plus en plus rare. Comme à son habitude, ma mère souriait pour masquer son chagrin.

"Je vais revendre la maison, c'est beaucoup trop grand pour nous, un simple appartement nous suffira. Et puis, Asuna sera bientôt en âge de quitter la maison n'est-ce pas ? Ah, tant que j'y suis ma chérie, combien est-ce que tu gagnes à soigner les gens ?"

Nous y sommes, le moment ou mon père s'était fait consumer par les flammes de la cupidité. J'avais longuement regardé ma mère, qui semblait être totalement ailleurs, le regard vide vers le sol qu'elle a toujours connu. Lorsqu'elle avait croisé le mien, son sourire était inexistant. J'avais les poings serrés, mon père, mon héros, était devenu cette misérable loque que j'avais devant moi ? Demandant à sa fille combien elle gagnait, pour lui soutirer son argent. En mettant sur table l'hypothèse que je partirais d'ici quelque temps de la maison, ce qui lui ferait des dépenses en moi. Je comprenais son manque d'argent, son addiction pour celui-ci, mais pas qu'il tienne de tel propos devant sa famille.

"Je ne gagne rien, et je ne demanderai jamais rien pour soigner une personne. Je suis désolée"


J'étais véritablement désolée, malgré tout. Pour la première fois depuis longtemps, je me sentais véritablement seule, j'avais l'impression que mon père disparaissait petit à petit, je n'avais plus d'amis, vu que les domestiques étaient une dépense dite inutile par mon père. Et encore une fois, j'avais ce sentiment d'impuissance qui traversait mon corps. Nous n'avions pas le choix, nous devions vendre la maison de mon enfance, là où j'ai vécu pendant 17 ans.

La maison s'était vendu dans un temps-record, en même temps, je comprends parfaitement pourquoi. Elle est située dans un endroit paradisiaque, à l'abri des regards et dans un milieu calme. Je me retournais une dernière fois pour contempler cette charmante habitation qui était mienne autrefois, pour ensuite détourner mon regard et suivre mes parents vers un autre endroit, un autre village. Je me souviens de ce voyage, qui était extrêmement pénible. Un voyage qui avait duré en tout et pour tout presque trois semaines. Malgré la petite richesse de mon père, celui-ci voulait économiser le plus d'argent, pour en garder en cas de besoin, il avait donc décidé de dormir dans des sortes d'hôtels douteux, mais ce n'était pas ça qui semblait être le plus important pour moi, mais qu'on soit tous ensemble. Malgré les journées sans discuter, sans se tirer la langue, j'espérais tout de même attirer le regard de mon père vers le mien, pour qu'il puisse me rassurer. Certes, il a décidé de prendre un chemin qui n'a pas été judicieux, mais malgré tout, il reste mon père. Les jours qui ont suivi, il semblait de nouveau lui-même, il n'arrêtait pas de répéter cette phrase.

"Tout ira pour le mieux, je vous le promets"

Et j'avais envie de le croire, c'était ce que j'avais décidé de faire, comme j'avais l'habitude de le faire d'ailleurs, placer tous mes espoirs en mon père. Nous étions finalement, après plusieurs semaines de route, nous étions arrivé à l'endroit ou mon père avait trouvé un charmant appartement pour qu'on puisse s'y installer. Certes, il n'y avait pas toutes ces grandes pièces, ces grands tableaux et escaliers, ni même les domestiques, mais je dois bien avouer qu'il y avait quelque chose de plaisant dans celui-ci, je me sentais véritablement bien.

Et comme une bonne nouvelle n'arrive pas seule, une seconde la suivait de très près ! Mon père avait décidé de se remettre à pratiquer la médecine. La ville étant plus grande, l'offre l'était également, nous n'étions pas à Shimotsuki, il n'y avait pas qu'une poignée de médecin dans la ville. Alors que je rentrais d'un entraînement, je surprenais mon père en train de lire des feuilles blanches, je m'approchais de lui en demandant ce qu'il était en train de regarder, il avait levé son regard pour se plonger dans le mien.

"Tout à l’heure, j’ai sauvé la vie d’un enfant qui avait des gros problèmes de santé depuis plusieurs semaines, son état était catastrophique. La mère n’avait pas les moyens de payer ma consultation, et je pense bien qu’elle a vue dans mon regard toute la détresse que j’avais de me dire que j’allais avoir du mal à nourrir ma famille. Alors il m’a donné ce bouquin, ainsi que ce sac qui est posé juste là. Je n’ai pas encore regardé ce qu’il y avait à l’intérieur, mais elle a insisté pour me le donner, en me disant que la vie de son enfant était bien plus précieuse que le contenant de ces papiers et de ce sac. Ces papiers parlent de certains fruits aux allures étranges. Tiens, regarde, il y en a même un en forme de cœur ! Visiblement, ça peut rapporter gros, jusqu’à cent millions de Berries !"

Je ne l'avais pas véritablement écouté jusqu'au bout, un fruit qui couterait autant d'argent, ça me paraissait improbable. Maintenant que j'y pense, j'aurais peut-être dû l'écouter attentivement. Je me dirigeais vers ma chambre, et en passant, j'attrapais le fameux sac dont mon père avait parlé. Je déposais mes affaires sur le sol de ma chambre, en prenant le soin d'allumer des bougies. Je m'étais écroulée en regardant le plafond, ces derniers temps, j'étais extrêmement fatiguée. Entre mes balades dans le village, et le fait de reprendre toutes les tâches ménagères suite à la reprise du travail de ma mère, je ne sentais plus mes jambes ! En tournant légèrement la tête, j'apercevais le sac que j'avais emporté avec moi, et décidais de l'ouvrir. Il y avait pas mal de choses dans ce sac, des papiers, des dessins, et quelques aliments. Mon regard s'était immédiatement posé sur ce qu'il y avait au fond du sac, quelque chose de bien plus gros que le reste. Je décidais de le sortir pour le regarder de plus près. Après plusieurs secondes, je me rendais compte que ce que j’avais en main correspondait parfaitement à la description de mon père sur ces fameux fruits aux formes étranges, il avait évoqué un fruit qui avait la forme d’un cœur. Et ce fruit, visiblement, je le tenais dans la main.

"Un simple fruit, qui peut coûter aussi chère ? Il doit être succulent"

Je n’y croyais pas, aux histoires de cette femme. Pour moi, elle avait refilé des babioles dont elles ne servaient plus, ou pire encore, elle avait monté cette histoire de fruit exotique de toutes pièces, pour pouvoir s’offrir certaines choses. Ma curiosité était bien trop grande, quel goût avait donc ce fruit si particulier ? Je le trouvais bien trop gros que pour le manger en entier, je décidais donc d’en extraire un simple bout, qui ne dépassait pas la taille de ma main, pour pouvoir le goûter. S’il était si bon, nous goûterions tous ensemble ce fruit au dîner ! Je le plaçais lentement dans ma bouche, il semblait n’y avoir aucun goût dans ce fruit. Je décidais donc d’avaler le morceau, et là, j’ai senti une profonde sensation de dégoût monter en moi, au point même que je tente de cracher ma salive qui avait gardé le fruit de l’aliment.

"Des millions de Berries pour ce fruit au goût infecte, impossible ! Tu t'es bien fait berner papa !"

La porte s'était ouverte lentement, laissant peu à peu dépasser la tête de mon père. Lorsqu'il s'était tenu devant celle-ci, son regard semblait avoir changé, il avait l'air en colère que j'ai goûté ce fruit. J'avais toujours cette sensation désagréable au fond de la gorge, je détournais le regard une fraction de seconde pour boire un verre d'eau. Lorsque je m'étais retourné, la porte s'était refermée, mon père me fixant comme il ne m'avait jamais fixé, tirant la langue comme il ne l'avait jamais fait auparavant. La suite, je préfère ne pas la raconter, tellement j'ai honte. C'est à ce moment précis, que mon innocence s'éteignait en même temps que les flammes des bougies. Je n'étais plus sa petite fille, j'étais devenue son million de Berries, et ça, je l'ai compris bien plus tard.

"Papa? .."

Chapitre 4 : Changement de vie

"Tu n'y es pour rien, maman. Je t'aime de tout mon cœur"

J'avais décidé de quitter la maison, il m'était impossible de rester entre ces murs, à mener une vie de peur et d'angoisse constante, de prendre le risque de regarder mon père à nouveau, et de me replonger dans mes souvenirs en sachant qu'il n'est pas loin. J'avais emporté le strict minimum avec moi, je ne voulais pas m'encombrer de choses inutiles, j'avais pris le soin de prendre mes affaires de médecine, ainsi que celles de mon père. Il n'en avait plus besoin désormais. Alors que je venais de marcher quelques centaines de mètres, j'entendais un bruit au loin, qui ressemblait à un bruit de porte.

"Asuna!"

Je m'arrêtais net, l'émotion était beaucoup trop forte. Je ne prenais pas le temps de me retourner, les larmes coulaient à flots sur mon visage, jusqu'à tomber rapidement jusqu'au sol. J'avais les poings serrés, ma gorge était en feu. Je voulais hurler de toutes mes forces, me libérer de ce mal et de cette saleté que je ressentais. Et sans même me retourner, je tournais le dos à cette voix qui m'appelait, en direction inconnue. Dans un premier temps, j'étais beaucoup trop faible émotionnellement pour me soucier de l'endroit où je voulais me rendre, je ne prêtais pas attention à ce qui se passait autour de moi, jusqu'à ce que je heurte un jeune garçon, à peine âgé de dix ans. Il me fixait avec un gigantesque sourire, il avait l'air d'être l'enfant le plus heureux du monde. Sa mère avait accouru vers lui, en me présentant ses excuses.

"Je suis désolée jeune fille, mais mon fils n'est pas allé dehors depuis plusieurs mois maintenant, il était fort malade, mon mari et moi avaient pensé qu'il ne s'en sortirait pas, c'est un miracle!"

Je comprenais alors qui était ce petit garçon que j'avais devant moi. À mon tour je le regardais dans les yeux, toujours humide. Je le regardais dans le plus grand des silences. Sa mère semblait avoir peur de moi, de ce regard vide que je pouvais avoir, et décidait de prendre son fils par la main, en me présentant des excuses à nouveau. C'était donc ça, que de faire face à cet enfant? Ma vie pour la sienne?

"Hé, petit. Prends soin de ta mère, profite de ta vie, deviens ce que tu veux devenir"

Je tendais un pouce vers le gamin, en lui souriant. Celui-ci semblait étonné de me voir parler, et qui plus est, arborer un magnifique sourire jusqu'aux lèvres en le regardant. Il me souriait en retour, me saluant de la main lorsque je décidais de repartir. Si c'était lui, le garçon qui avait été sauvé, alors cette femme est celle qui a donné ce sac à mon père. Je ne pouvais pas lui en vouloir, à ce gamin, il n'avait rien demandé, à part peut-être à vivre. Je continuais donc ma route, jusqu'à m'arrêter jusqu'à un porche où j'avais décidé de passer la nuit. Elle serait froide et peu confortable, mais je n'en avais rien à faire.

Les jours qui ont suivi n'étaient que des jours de marche, principalement. Je me rendais dans divers endroits sans véritablement savoir où j'allais. Alors que je m'étais arrêtée dans un bar afin de prendre une boisson rafraîchissante, j'avais entendu une conversation à propos d'une île voisine, qui se voulait être discrète quant à ses activités. Vous allez probablement me demander pourquoi est-ce que j'ai décidé de m'y rendre, mais vous savez, à part mes jambes et la médecine, il ne me restait plus rien. Je m'étais donc mis en tête qu'un endroit comme celui-là aurait certainement besoin d'un docteur. Je ne suis pas la meilleure, mais mes compétences en médecine, alors que j'étais âgée de 17 ans étaient prometteurs. Je reprenais donc la route en direction de Toroa Ilsand, comme ces idiots qui manquent de discrétion avaient nommé cet endroit.

Avant de partir, j'avais pris le soin de prendre tout l'argent que je pouvais trouver, afin de pouvoir me constituer une certaine sécurité en cas de besoin. Malheureusement, lorsque je suis arrivée à quai pour tenter de trouver un bateau qui accepterait de me conduire jusqu'à Toroa Island, je n'ai eu le bonheur que d'en trouver une seule. Qui, je vous l'accorde, au vu de mon jeune âge a gracieusement accepté de m'arnaquer, en échange du trois quarts de ma somme. Je n'avais pas le choix, je lui cédais ma bourse, je devais absolument partir.

"Et avec ça, vous voulez que je lave le pont?"

Idiote. Sombre idiote! Je passais donc l'entièreté du voyage à nettoyer le pont, à faire la cuisine et remplir les verres de cet équipage. Je ne savais pas qui ils étaient, ou ce qu'ils pouvaient faire avec ce bateau. Ils étaient déjà suffisamment gentils de ne pas me demander pourquoi est-ce que je quittais la ville, je décidais donc de faire profil bas, et de nettoyer le pont. Et puis, dans mon travail acharné, j'avais quand eue la chance de tomber sur un navire marchand, qui avait accepté de m'embarquer à bord. À côté de ça, et la sécurité que peut offrir ce genre de navire, étant donné qu'ils sont souvent escortés par la Marine, ça augmentait mes chances d'arriver en vie à Toroa Island.

Lors de mes moments de repos, je prenais un immense plaisir à m'appuyer sur les barres du bateau, regardant la mer à perte de vue. Tout me paraissait plus calme, plus beau. Je me sentais, pour la première fois depuis que j'avais quitté la maison, en paix avec moi-même. Les journées qui ont suivi m'avaient semblé plus courtes que les autres, j'avais presque l'impression d'avoir une place au sein de l'équipage. D'ailleurs, lorsque nous étions arrivés à destination, le capitaine s'était approché de moi, me regardant avec un regard si profond. J'avais l'impression qu'il comprenait ce que j'avais vécu, et ce que je comptais faire. Je fuyais son regard, gêné à l'idée qu'il puisse lire en moi. Il s'approchait de nouveau, et avait posé sa main sur mes cheveux, avant de me dire au revoir. Je m'étais retournée, et avais pleurée à chaudes larmes.

J'étais enfin arrivée au milieu de cette foule, je me sentais quelque peu perdue face à tous ces gens. J'avais l'habitude des petits villages, où tout le monde se connaissait. Je m'élançais dans la foule avec timidité. Les gens semblaient n'en avoir rien à faire de ma présence au milieu d'eux, ils faisaient leur vie en ne prenant même pas le temps de me regarder. Pour vous dire la vérité, ça me plaisait vraiment bien d'être invisible. Avec le peu d'argent que j'avais, j'avais la chance de pouvoir m'offrir une simple pièce, où je pouvais dormir tranquillement. Ce n'était pas le grand luxe, mais c'était bien mieux que de dormir à la rue, dans une flaque de boue ou sous la pluie. J'étais prête pour ma nouvelle vie.

Je n'avais pas eu de réelles difficultés à me trouver un moyen de me faire de l'argent. J'avais accepté tout ce qui se présentait devant moi, afin de pouvoir me faire le plus d'argent possible rapidement. Ça allait me demander énormément d'effort, mais je ne perdais pas espoir de pouvoir m'en sortir seule. S'en sont donc suivi des semaines de travail avec très peu de sommeil. J'étais devenue un véritable zombie. Et c'est après ces quelques semaines que j'ai fait une rencontre qui, pourrait sembler anodine, mais qui représentait une importance capitale pour les années qui allaient suivre. Alors que je me baladais dans Toroa Island, un groupe de personnes sous l'influence de l'alcool avait décidé de m'accoster. Je prenais sur moi pour ne pas m'enfuir en courant, je leur avais expliqué poliment que je n'étais pas intéressé, et c'est là, que le plus gros des trois s'était approché de moi, avec un sourire et un regard qui m'était désormais familier. Totalement désemparée, je tombais au sol en priant que ça s'arrête. Je me sentais impuissante, alors que j'avais eu des années d'entraînement à l'épée. Mais dans cette situation, j'étais pétrifiée, je ne pouvais pas me défendre.

"Allez-vous-en"

C'est cette voix qui m'avait secourue. Un homme encapuchonné était venu à ma rescousse. Je le fixais bêtement, pour la première fois depuis mon départ, ce garçon m'inspirait confiance, et alors qu'il s'était arrêté net à quelques pas de moi, il m'avait indiqué que dans six années, il partirait d'ici, et a priori, il avait remarqué mon matériel de médecine. Il m'avait conseillé de m'exercer quotidiennement dans ce domaine, et que dans six longues années, il m'attendrait sur le port. Il s'était lentement retourné, et je voyais son visage pour la première fois.

Chapitre final: Six longues années

Vous savez ce qui peut se passer pendant six longues années entières? Certaines personnes auraient été capables de construire un empire, de devenir incroyablement riche, de se marier, avoir des enfants! Pour ma part, j'en suis toujours au même stade. Depuis cette fameuse journée où l'homme est venue m'aider, je garde cette information au creux de ma tête, même si je n'y crois pas une seule seconde. C'était qui, lui, au juste? Enfin, est-ce qu'il pensait véritablement que j'allais faire confiance à un parfait inconnu, qui m'avait dit qu'il passerait me prendre à bord de son formidable bateau pour me faire voguer à travers les mers? Je vous le dis, j'en ai pensé des choses idiotes, mais pour le coup, je mérite réellement une médaille d'avoir écouté ce garçon.

J'ai réussi à me faire une certaine place dans le quartier dans lequel je réside. C'est terminé pour moi cette vilaine pièce qui sentait les poubelles, avec pour seul et unique meuble mon matelas à moitié dévoré par les rats! Maintenant, grâce à mon travail de médecin, je pouvais me permettre de m'offrir un petit appartement bien plus grand, sans tomber dans l'excès. Je me rends enfin compte, que je suis en train de vivre grâce à ma passion, et il n'y a rien de plus beau dans ce monde.

Que j'y pense, je ne vous ai jamais réellement parlé des effets qu'a eus ce fruit sur mon organisme. En plus d'être complètement immonde, j'ai entendu certaines rumeurs peu de temps après m'être installée dans le coin. Au début, je ne voulais pas y croire, mais par la suite, d'étranges événements se sont présentés à moi. La rumeur racontait qu'il existait des fruits, aux formes étranges, qui conféreraient des pouvoirs à celui qui le mange. Si on s'en arrêtait là, ce serait formidable! Sauf qu'attendez! Les fruits sont appelés "Fruits du Démon", déjà rien que ça, ça donne vraiment envie d'en manger. Mais ces fruits ne font pas que donner une capacité spéciale à la personne, il l'empêche également de pouvoir nager dans la mer, ou en tout cas, être en contact avec de l'eau! Quand j'y repense, j'avais pris des risques énormes à monter sur ce bateau marchand pour venir jusqu'ici, si celui-ci avait coulé, ou avait été attaqué par de puissants pirates, je n'aurais pas donné cher de ma peau!

Mon pouvoir? Comment vous expliquer? Au fur et à mesure que je prenais conscience que quelque chose avait changé en moi, je m'étais mise à commencer à comprendre son fonctionnement. Je me rendais régulièrement, de nuit, dans une forêt voisine de l'endroit où j'habite, afin de ne pas attirer l'attention. Au début, je pensais que la seule capacité que j'avais, c'était de perdre petit à petit confiance en moi. Mais un soir, par le plus grand des hasards, alors que j'étais en train de m'imaginer pouvoir lancer de puissantes boules de feu, j'étais prise par une certaine euphorie. Après tout, je ne savais pas ce que je pouvais faire, autant retourner en enfance en s'inventant une histoire!

"Booooooom!"

Et c'est à cet instant précis, qu'une sensation agréable s'était emparé de mon corps. Je ne sentais plus les douleurs de mes entraînements, je me sentais tellement légère! Une sorte de bulle protectrice c'était formé autour de moi. Au début, je pensais simplement à une capacité défensive, ou à un changement de gravité à l'intérieure. C'est alors que je m'étais mise en tête de m'entraîner au maniement de mon ancien katana à l'intérieure, afin de voir si mes mouvements étaient plus rapides, ou non. Mais plus j'exerçais cette sorte de dôme, plus je parvenais à comprendre son fonctionnement. À l'intérieur, j'avais l'impression de pouvoir tout voir, même le plus petit détail qui m'entourait. En effet, j'avais été surprise de voir que j'étais capable de couper un tronc en deux à l'intérieure de ce dôme, alors qu'à l'extérieure, il m'était impossible de pouvoir faire ça. Le plus étonnant, une fois dans ce dôme, c'est que les objets que je pouvais découper étaient parfaitement collable l'un l'autre, sans pour autant endommager l'entité. De jour en jour, d'entraînement en entraînement, je comprenais l'essence même de ce pouvoir, et j'avais rapidement fait le lien avec ma vocation. Cela peut sembler étrange, mais en réfléchissant à longueur de temps sur ce lien, je m'étais imaginé des situations dans lesquelles cette capacité pouvait m'être utile, comme par exemple, l'extraction de venin. Je ne vais pas rentrer dans les détails ici, j'ai justement rédigé une page spéciale dans mon journal intime, où sont répertoriées toutes mes techniques, mais pour ça, un peu de patience!

Six longues années jour pour jour se sont donc écoulés depuis. Et même si je refusais de croire que ce garçon m'attendrait sur les quais, j'étais remplie de curiosité, je devais impérativement m'ôter cette idée de la tête, parce que si je ne me rends pas sur les quais pour vérifier de moi-même, je m'en voudrais toute ma vie! J'avais pris, comme à mon habitude, mes outils de médecins, au cas où il y aurait une urgence en ville, et je me dirige donc vers les quais afin de libérer cette curiosité qui s'empare de mon corps. Une fois sur place, je constatais qu'il ne semblait y avoir personne qui m'attendait. J'étais en train de sourire bêtement avant de me retourner pour rentrer. Quand je me suis mise à réfléchir. Après tout, six ans, c'est très long! Physiquement, nous avons changé, nous ne portons peut-être pas les mêmes vêtements! Je décide donc de me retourner une dernière fois, pour regarder autour de moi et les différents bateaux qui sont présents. Jusqu'à cet instant, ou le visage bercé d'histoire de ce garçon aux allures froides apparut devant moi.

Énormément de pensée fusaient dans ma tête à une vitesse incroyable! Quel parcours j'avais traversé pour en arriver ici, à cet instant! Au fond de moi, j'espérais que cet homme soit là, pour que je puisse savoir ce qu'il voulait de moi. J'avais une pensée pour mon père, aussi étonnant que cela puisse paraître. Je me suis mise à sourire et à avoir peur. Parce que, quand on y pense, je suis la création de mon père, et il est ma destruction, et pourtant, je vais faire de ma vie ce qu'il m'a toujours appris.

"Adieu, papa"





DERRIÈRE L'ÉCRAN

Pseudo : Cyril
Âge : 23 ans
Comment as-tu découvert le forum ? Malik - Hiro
Autre(s) compte(s) ? Non
Commentaire : Vous êtes de belles personnes
En postant ma présentation complétée, je comprends que je m'engage à avoir lu le règlement et à le respecter. OUI [X] (MENTION À COCHER PAR LE MEMBRE)


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Niveau : 16
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Mer 23 Mai - 20:11



Bonjour à toi, première victime chère à mon cœur ~ je suis le vilain modérateur en charge d'étudier ta fiche.

► Originalité : 4 / 5 points.

► Cohérence : 2,5 / 5 points.

► Français : 3 /4 points.

► Avis du correcteur : 3 / 4 points.

►Aspect visuel : 2 / 2 points.

Note finale : 14,5 / 20

Voici donc venir mon tout premier commentaire de validation pour ce forum. Je vais commencer par les bons points - nettement plus rapides à commenter. D'abord, en termes d'aspect visuel, tu ne m'as posé aucun problème : tu utilises le codage par défaut du forum et les couleurs que tu emploies pour tes dialogues sont faciles à discerner les unes des autres. Rien à redire sur ce plan. En outre, je dois avouer que tu m'as surpris - et en bien - avec ton histoire ; passées les trois premières lignes, j'attendais déjà de pied ferme la mort du père d'Asuna. Je voyais venir, gros comme un camion, le cliché du personnage positif qui perd une figure parentale et/ou son modèle/son mentor et poursuit son rêve à sa place. Ravi que cela ne se soit pas passé ainsi. Je te félicite également pour la présence manifeste de recherches que tu as faites sur l'univers de One Piece pour documenter cette fiche, d'autant plus que je sais que tu n'es pas exactement familier avec le manga. Bien sûr, tout n'est pas exact (tu dis que Toroa Island est une "île voisine" alors qu'elle est dans une autre Sea Blue, donc une autre mer, que l'île sur laquelle se trouve le village de Shimotsuki) mais certains éléments peu évidents sont présents, notamment l'Encyclopédie des Fruits du Démon, la forme du Fruit des Opérations ou encore, justement, l'importance de l'apprentissage du sabre à Shimotsuki. Pour toute ta psychologie et l'essentiel de ton histoire, ta maîtrise de la langue ne pose aucun problème à la lecture. Je veux d'ailleurs te féliciter pour ton usage de la première personne, qui est pour moi un faux ami ; il est rare qu'elle soit bien maîtrisée et permette un texte fluide et efficace, mais tu as réussi à l'utiliser correctement, bien joué pour ça. Enfin, je ne sais pas si c'est volontaire, mais ton personnage, dans sa petite enfance, a un air de ressemblance avec certains personnages du manga ; on retrouve un clin d’œil au regret de Kuina et Tashigi de ne pas être nées hommes, et sa philosophie de future doctoresse évoque celle de Sanji en tant que cuisinier (soigner tous les malades / nourrir tous les affamés). Ces clins d’œil, tout en restant suffisamment subtils pour ne pas endommager ton Originalité, crédibilisent selon moi ton personnage dans l'univers de One Piece, tout en y donnant ta propre tournure - le rêve d'Asuna s'atténue, et elle est loin d'être aussi obsédée par la voie du sabre que Kuina et Tashigi.

Cela étant dit, il y a quelques éléments sur lesquels j'aimerais revenir qui m'ont gêné, dans ta fiche, ou plus précisément, dans ton histoire. Tout d'abord, j'ai relevé la phrase suivante : "Alors qu'il était extrêmement tard, que je n'avais que très peu dormi et que mon alimentation se réduisait à une demi-portion de riz par jour, je sentais doucement mon corps ne plus avoir d'énergie pour continuer à m'entraîner." À ce stade de ton histoire, Asuna vit encore une enfance heureuse au sein d'une famille riche, ou en tout cas très aisée. En outre, elle a l'air d'avoir très vite acquis les bases de la médecine. Je suis donc interloqué par ce choix qu'elle fait de s'affamer ; une alimentation conséquente est nécessaire pour l'entraînement, d'autant plus qu'elle a affirmé vouloir gagner en force - ce qui nécessite de prendre de la masse. Son père ayant l'air de superviser son entraînement, elle devrait savoir ça. Ce n'est pas un point essentiel de ton histoire, mais ce n'est pas la dernière fois qu'Asuna maltraite son corps sans raison apparente, nous y reviendrons plus tard. Ce manque d'alimentation a surtout l'air d'être un prétexte à la conversation avec son père alors qu'elle est affaiblie ; n'aurait-il pas suffi de dire qu'elle s'était épuisée à l'entraînement ?

Parlons-en, d'ailleurs, de son père. Tant qu'il pratique la médecine, il est un père de famille aimant, bien qu'un peu absent du fait de son métier. Lorsqu'il arrête la pratique, après sa maladie, il goûte au luxe, et la dépense devient rapidement une drogue pour lui. Cela, je peux le comprendre, et c'est d'ailleurs assez intéressant : plutôt que de faire mourir le modèle d'Asuna, tu le fais mourir symboliquement en lui enlevant sa position de modèle, ça change, et ça fait plaisir. Ce que je comprend moins, c'est que d'un seul coup, il cumule tous les vices du monde : jeux d'argent, alcoolisme, cupidité pathologique... Cela me surprend qu'un homme, presque un saint au début de ton histoire, devienne aussi facilement presque un démon. Surtout un médecin, qui devrait être mieux armé qu'un autre contre les dangers de l'addiction. Accessoirement, que lui, qui avait pris sa retraite pour profiter au maximum de son temps avec sa femme et sa fille, s'absente de plus en plus au profit du jeu, ça me paraît un peu incohérent. Le dernier vice qui me perturbe, c'est d'ailleurs le sommet de la diabolisation du personnage : il en vient à violer sa fille, simplement parce qu'elle est "devenue son million de Berries". C'est hardcore, comme cupidité, et rien n'annonçait un désir incestueux du père pour sa fille avant - en tout cas rien d'assez visible à mon goût. Ce passage, pourtant supposé provoquer l'horreur chez ton lecteur, est un peu tombé comme un cheveu sur la soupe, trop peu attendu, et manquant de conséquences visibles sur le caractère d'Asuna dans la suite de l'histoire - mais ça nous y reviendrons.

Car avant d'en arriver là, j'aimerais te parler du comportement de ton personnage face au Fruit du Démon. Plusieurs détails me gênent. D'abord, elle a de toute évidence l'Encyclopédie des Fruits du Démon en main, et pourtant elle ne la lit pas - puisque sinon, elle verrait la liste des pouvoirs procurés par le Fruit des Opérations juste à côté de la photographie de celui-ci. Ensuite, et c'est ce qui me gêne le plus, une jeune fille qui exerce déjà un travail de médecin croque dans un fruit dont elle ne sait rien, comme ça, pour goûter, sans lire sa description ? Qu'un Monsieur Toulemonde fasse cette erreur, je l'accepterais sans peine, mais Asuna a une formation en médecine, elle devrait savoir qu'on ne mange pas n'importe quoi. Surtout quand ça a une forme bizarre et des spirales sur la peau.

Pour ce qui est de l'acte du père, je ne suis pas un grand amateur de l'usage de l'implicite ici. Qu'Asuna, à la première personne, ne développe pas parce qu'elle a trop honte, c'est crédible - c'est ce qui empêche énormément de victimes de porter plainte, encore aujourd'hui. Mais je pense qu'il aurait été judicieux de nous lâcher une phrase sans équivoque, parce qu'il m'a fallu attendre la fin de l'histoire pour avoir confirmation de ce qu'elle avait subi. De plus, les conséquences du traumatisme sont en dents de scie : le fait de voir l'enfant que son père a sauvé la met dans tous ses états, mais elle n'a pas peur de s'enfermer dans un bateau, entourée d'hommes qui lui attribuent le rôle de femme de ménage et de barmaid ? Elle est pourtant paralysée quand elle se fait agresser, quelques mois plus tard, à Toroa. Par contre, elle fait confiance sans aucun mal à Hiro (là encore, je ne suis pas un grand amateur de l'implicite ; je suppose que c'est lui, mais il aurait été sympathique de nous dire son nom), un homme qu'elle rencontre pile au moment où son traumatisme est ressuscité. Et qu'elle rejoint sans un doute après lui avoir parlé cinq minutes, six ans après. Qu'il y ait eu un coup de foudre platonique entre eux, soit, mais cela me laisse perplexe. En toute honnêteté, j'ai l'impression qu'Asuna est traumatisée quand ça t'arrange : elle va bien quand tu as besoin qu'elle voyage pour faire avancer l'histoire, ou qu'elle fasse confiance à Hiro pour lancer vos RPs, tandis qu'elle va mal quand elle fait face à des PNJs à l'influence moindre sur son histoire.

Je t'avais dit que l'on reviendrait sur le fait qu'Asuna maltraitait inutilement son corps, et je vois cela dans un autre détail qui arrive juste avant sa rencontre avec Hiro : "Ça allait me demander énormément d'effort, mais je ne perdais pas espoir de pouvoir m'en sortir seule. S'en sont donc suivi des semaines de travail avec très peu de sommeil. J'étais devenue un véritable zombie." Pour être franc, je n'arrive toujours pas à déterminer avec certitude si elle pratique la médecine ou non à ce moment de sa vie ; mais même dans une grande ville, le travail de doctoresse rapporterait suffisamment pour qu'elle entretienne son train de vie simple sans avoir à s'épuiser à ce point. Surtout que se changer en zombie - et donc affecter sa capacité de réflexion et de décision - quand on est médecin, cela ne me paraît pas très sage.

Voilà pour ton histoire. J'aimerais y rajouter qu'on sent, sur la fin de ton histoire, que tu "t'essouffles" : je veux dire par là que plus on avance, plus tu fais de fautes. Rien d'exorbitant, mais on retrouve pas mal de fautes d'accord, et il manque des mots dans plusieurs phrases, ce qui m'a gêné dans ma lecture.

Bref ! Je décerne à cette fiche fort sympathique la note de 14,5, qui est donc arrondie à un niveau initial de 15 sur le forum. Malheureusement, le Fruit des Opérations que tu demandes est établi au niveau 16, et je ne peux donc pas te l'accorder. Je te renvoie donc vers la liste des Fruits du Démon ainsi que celle des aptitudes et styles de combat, parmi lesquelles tu pourras chercher d'autres options pour Asuna. En outre, je te rappelle que si tu continues à faire d'elle une épéiste, tu peux commencer l'aventure avec un Ryō Wazamono, c'est-à-dire une Lame des 50, au prix de 7 niveaux. N'hésite pas à venir me solliciter, moi ou un autre membre du staff, si tu as besoin d'aide pour trouver une solution de remplacement au Ope Ope no Mi.

Je te souhaite en tout cas bon courage, et rappelle-toi de poster à la suite de ce message pour m'indiquer ta décision, et la Sea Blue sur laquelle tu souhaites commencer l'aventure.


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