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A New Day. | ft. Alicia Moor & Victoria D. Bishop

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Sam 5 Mai - 19:47


A New Day.
ft. Alicia & Victoria

ShayAye, Aye ! »


Se baissant instinctivement, évitant soigneusement la chaise volante qui traversait la pièce, le Brigand craquait son allumette sur le bar, allumant son cigare sans prêter plus longuement attention à la querelle d’ivrognes qui se déroulait ici-même. Le chapeau à côté de son bras mécanique, le Pirate se fichait bien de ce qui se passait tout autour de lui, buvant de cette mauvaise piquette servie en attendant le retour de la Boss. Tirant une large bouffée, levant les yeux vers le premier étage où elle se trouvait, il se demandait pour combien de temps elle allait encore en avoir et si elle aurait le temps d’achever ce pourquoi elle était venue avant que le tout explose sous les insultes et les mauvais coups. Peut-être qu’elle en profitait d’ailleurs pour passer un peu de bon temps. Haussant les épaules, il déposait son dernier verre vide sur le comptoir, scrutant encore une fois les escaliers où quelques traces d’alcool laissaient imaginer les verres brisés dessus. Se tournant brièvement vers le tavernier, il hochait de la tête, fermant les yeux en même temps, signalant qu’il souhaitait encore un peu de son mauvais alcool.

ShayRemettez-en, j’ai que ça à faire, de toute façon ! »


C’était Jim qui l’avait réveillé. Pionçant dans son hamac, elle l’avait basculé, tandis qu’il s’écrasait brutalement au sol. Elle avait gueulé quelque chose qu’il n’avait pas exactement compris alors qu’il sortait à peine de son état de sommeil. Puis, grommelant pour lui-même, s’extirpant de ses muscles endoloris, il avait cherché, dans sa veste attachée, la vasque qui le mettrait d’aplomb pour ce qui lui était demandé. Prenant une longue gorgée de sa médecine, un alcool pas chère et trouvable à peu près sur chaque île, néanmoins bon pour les plus connaisseurs, il poussait un soupir alors que, s’adossant à la coque, il regardait pour la première fois la Seconde qui, déjà, reprenait sur le même ton. « Capitaine Bishop a besoin de toi, McCoy ! Bouge ton gros cul ! » Qu’elle avait exactement dit, donnant un maigre coup de pied dans sa bottine noire. Elle avait continué son histoire, comme quoi ils arrivaient bientôt à Toroa Island et que Vicky allait avoir besoin de lui. Il avait encore grogné une fois, pas encore entièrement éveillé comme il était là. Et comme si elle tentait encore de le motiver, elle laissait entendre que s’il n’était pas le matelot le plus utile du navire, il avait au moins la gâchette utile et efficace pour la Capitaine. C’est ainsi que, se passant une main sur le visage, se levant et enfilant sa veste, il suivait la Seconde.

ShayPutain, qu’elle est chiante à se faire désirer, celle-là ! A croire que … »


Ecrasant son mégot contre le bar, au grand dam du Tavernier qui n’aimait guère qu’on abîme son plus beau bois, il vida d’une traite le fond de son verre et, hochant de la tête, tandis qu’il saluait le bonhomme de sa main de chair, il s’approcha de la jeune femme qui descendait les escaliers. S’arrêtant un court instant alors qu’une nouvelle chaise s’envolait des mains d’un nouvel acteur de ce combat typique de l’île, il remettait à nouveau son chapeau sur son crâne, sourire aux lèvres.

ShayAlors, Boss, c’est bon ? Je commençais à me demander si tu prenais pas un peu de bon temps au passage ! »


Se mettant à rire légèrement, il la suivait dorénavant vers l’extérieur de la petite taverne, tandis que, après l’avoir laissée passer, il craquait une nouvelle allumette sur la porte d’entrée, et de sortie. Glissant le nouveau cigare entre ses lèvres, le Pistolero glissait ses mains dans ses poches tandis qu’il rattrapait celle qui ne l’attendait pas.

ShayJ’peux savoir de quoi cela en retournait, Boss ? Ou ce sont tes affaires privées ? »


Pourtant, alors qu’il terminait seulement sa phrase, quelqu’un traversait la fenêtre de l’échoppe voisine dans une explosion théâtrale, mais sans grand dommage, de la vitrine principale. Affaire courante de l’île en vérité que de voir des bastons qui allaient en tous les sens. Ici, il n’était pas rare de voir une femme se battre, un homme traverser une fenêtre, ou encore des hommes qui, ivres, marchaient dans le port, tels de véritables fantômes venus d’outre-tombe. C’est ainsi que, s’agenouillant face à la personne, remontant au passage son chapeau, il souriait encore.

ShayOy ! J’crois que celle-là, elle a dû faire mal, nan ? »
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Dim 6 Mai - 11:47
Ce jour-là, Alicia Moor s’était réveillée dans une taverne, la joue marquée par les stries de la table où elle s’était effondrée la veille après un pichet de pisse-vinaigre de trop, cette chose atroce que le propriétaire des lieux osait nommer du vin. Elle avait l’impression qu’un lutin s’amusait à sonner les cloches à l’intérieur de son crâne aussi était-elle d’une humeur massacrante et le vacarme ambiant ne faisait rien pour arranger. Un coup d’œil vers l’extérieur lui apprit que la journée était déjà bien entamée ; à l’avenir, il lui faudrait faire plus attention à ce qu’elle buvait. Alors, tout en grimaçant, elle vérifia que ses affaires étaient toujours à leur place et non pas mystérieusement volatilisées. Elle avait encore ses précieux berries, son sabre et son poignard mais, impossible de remettre la main sur le foulard de soie bleue qu’elle se souvenait d’avoir passée à son cou la veille. Ce n’était en soi qu’un simple foulard qui n’avait aucune signification particulière ; elle l’avait simplement acheté après son naufrage sur une île d’East Blue et l'aimait simplement. Alors, encore bourrée de la veille, elle se mit à observer les autres clients, s’arrêtant un instant sur un type qui devait bien frôler le mètre quatre-vingt et qui buvait cette damnée piquette mais elle l’ignora très vite, son regard étant attirée par un reflet bleuté qui voltigeait près du nez d’un bougre. Alors, plissant les yeux, Alicia se leva, furieuse de reconnaître son foulard transformé en vulgaire mouchoir, attrapa sa sacoche et remit son sabre à sa taille tout en filant vers l’homme auquel elle arracha la pièce de tissu en lui lançant un regard mauvais et quelques aimables poésies dignes de toute personne bourrée surprise au réveil de voir que quelqu’un essuyait sa morve dans d'autres habits que les siens :

Alicia : « Eh ! Les jupes de ta mère ne te suffisaient plus du con ? ».

Elle était trop furieuse pour chercher à dissimuler sa voix mais, de toute façon, l’on aurait pu aisément la confondre avec celle d’un garçon qui muet. L’homme se retourna vers elle et, sans prévenir, lui décrocha un pain en pleine poire, l’envoyant valser contre une table qui se renversa sous le choc. Elle était encore sonnée mais elle se releva, attrapa une chaise et l’envoya dans la direction estimée de l’homme, le manquant de peu, atteignant un autre client qui n’avait, lui, rien demandé. C’est ainsi que les chaises commencèrent à voler, les coups à pleuvoir ; une bagarre comme il y en avait régulièrement sur l’île s’était emparée des lieux. Alicia, fourra son foulard dans une poche de sa veste, attrapa une carafe et se dirigea sur son agresseur qui était au prise avec un autre marin, possiblement un pirate vu sa dégaine mais ce n’était pas dans ce genre d’ambiance que l’on prenait vraiment l’attention à ce genre de détails aussi n’en était-elle pas tout à fait sure tandis qu'elle éclatait violemment la cruche sur le crâne de sa cible, le laissant s’effondrer avant de se jeter sur le côté pour éviter une chaise, tombant sur la table d’un espèce de géant qui prit toute la nourriture et les boissons qu’il s’apprêtait à déguster tranquillement malgré le triste spectacle qui prenait place. Pas de surprise, il n’apprécia pas, attrapa la jeune femme par le col et l’envoya valser à travers la salle, droit dans un coin du mur.

Lorsqu’elle se redressa, Alicia constata qu’un liquide tiède coulait sur sa figure et en portant la main à son front, elle grimaça ; elle avait dû se fendre l’arcane sourcilière en tapant le mur. Cela commençait à faire cher payer pour un simple foulard aussi se traina-t-elle vers la sortie, laissant la bataille suivre son cours sans elle, s’éloignant un peu des lieux en prenant un bout de tissu propre dans une poche pour essuyer le sang qui lui coulait désormais dans son œil gauche et faire pression sur la blessure, s’arrêtant devant une vitrine qui voulait bien lui renvoyer son reflet et siffla en constatant qu’elle allait devoir trouver quelqu’un pour lui faire deux ou trois points de sutures. Un peu plus loin, du côté de la taverne qu’elle venait de quitter, quelqu’un traversa une vitrine avec fracas et le type qu’elle avait remarqué à son réveil au bar s’agenouilla devant lui avec un sourire en disant :

Shay : « Oy ! J’crois que celle-là, elle a dû faire mal, nan ? ».

Alicia esquissa un sourire amusé et s’approcha pour jeter un œil à l’homme au sol, appuyant toujours son mouchoir sur sa blessure, et lâcha, voyant que le malheureux était encore en vie :

Alicia : « S’taper un mur, c’est plus jouissif. Dîtes, vous n’auriez pas idée d’où trouver le doc local ? Je suis plus douée pour rapiécer mes habits que ma tronche… ».
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Jeu 10 Mai - 16:14


 
A new day.

Shay & Alicia & Victoria

Un jour de plus, un “client” de plus. Comme après chaque virée, il était temps de faire la tournée des salaires et, en fin de tournée, venaient les mauvais payeurs. Ceux que de simples émissaires de l'équipage ne parvenaient pas à faire cracher leur devis. Victoria ne s’en formalisaient pas, au contraire. Si la plupart des artisans et autres commerçants détestaient cet aspect du travail, réclamer la paie et s’imposer face aux radins, la jeune femme aimait particulièrement cet aspect de ses attributions. Car entre la tête des clients lorsqu’ils la voyaient débarquer et les multiples méthodes et coups de pression qu’elle employait pour obtenir son argent - et un peu plus encore - , elle avait de quoi s’amuser.

La capitaine du Léviathan avait fait appel à McCoy pour l’accompagner. Il se fichait assez du monde pour pouvoir mettre le bordel chez le client si nécessaire. Avec ses multiples explosions, il était capable d’attirer l’attention ailleurs que sur sa capitaine et faisait une diversion de premier choix. Et comme Vicky se protégeait facilement de ses flatulences de feu, tout était parfait.

Ce mauvais payeur la n'était pas amusant. La capitaine Bishop avait envie d’un peu d’action mais a peine avait-elle montre son minois dans sa chambre à l'étage d’un pub auberge un peu miteux qu’il s'était précipité sur sa sacoche. Et lui avait lancée, sans compter le montant. Vicky, elle, avait tout le temps du monde. Elle s'était donc assise calmement sur le lit défait, avait compté, à voix haute, chaque billet sur le matelas, en faisant des petites piles de dix. Pour constater qu’il y avait bien plus que le montant convenu. Victoria avait alors levé le regard vers l’homme qui se tint coi, remballe le tout dans la sacoche, et s’en était allée avec le tout. “Bonne journée !” Avait-elle même lancé à la cantonade en claquant la porte. “Même pas drôle, putain.” Murmura-t-elle pour elle-même en descendant l’escalier. Qu’elles étaient décevantes, ces grandes gueules qui refusaient de payer face à son équipage et qui changeaient leur fusil d'épaule en la voyant débarquer. Si au moins ils voulaient vraiment se battre, il y aurait un semblant d’action.

“Prends pas ton cas pour une généralité McCoy.”
Lança-t-elle a Shay lorsqu’il l’accueillit en bas de l’escalier. C’est qu’il aurait eu du charme si son comportement était pas aussi insupportable. La capitaine ignora cette réflexion et traversa la taverne pour sortir, sans un regard de plus au propriétaire de l'établissement. Elle aurait bien pris le temps de boire un coup mais la vie n'était pas si simple et douce avec un équipage à tenir en laisse. “Un mauvais payeur comme un autre, rien de bien fou.” Répondit-elle sans grande conviction a l'archéologue qui devait faire un effort pour suivre son rythme. “Si au moins ils avaient les couilles de tenir leurs provocations devant moi comme devant les autres, il y aurait de l’action. Enfin.” Vicky avait bien envie de lui dire qu’elle aurait aimé se contenter de l’envoyer lui, mais sa loyauté était loin d'être une certitude, il serait bien fichu de partir avec son argent. Après tout, il n’avait jamais été officiellement recruté et si elle arrivait à obtenir un semblant d'obéissance à force de menaces de baffes dans la gueule, tout n'était pas si simple.

Vicky traçait droit devant lorsqu'elle entendit quelqu’un passer a travers une fenêtre et se vautrer lamentablement derrière elle. Shay, prêt à tout pour ne pas se bouger le train, s'arrêta pour faire un commentaire, comme à son habitude. Rejoint bien vite par une femme blessée qui cherchait un médecin. La Bishop se résolut finalement à prendre son temps, au risque de voir atterrir un ivrogne ou une vache sur son crâne si elle ne prenait pas le temps d’observer les alentours en progressant. Pour ce qu’elle avait pu voir du coin, ce n'était pas si improbable. “Ca dépend si tu cherches un vrai médecin ou un rebouteux moisi. Je doute que tu trouves autre chose que ca dans cette partie de la ville.” Elle allait repartir sur ces bons mots mais, d’un peu meilleure humeur en songeant à son paiement qui avait presque doublé, elle décida de faire à la fois bonne fortune et bon coeur. “Victoria.” Dit-elle en tendant la main à la jeune femme. “Shay et moi on peut t’accompagner, en périphérie il y a un peu moins d’arnaqueurs et un peu plus de vrais médecins.”
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Ven 11 Mai - 11:21


A New Day.
ft. Alicia & Victoria

De quel cas pouvait-elle bien parler exactement ? Il n’avait pas exactement compris ce qu’elle laissait sous-entendre alors qu’elle était passée juste devant lui sans réellement s’arrêter. La Capitaine Bishop était finalement ce bout de femme avec un véritable caractère. Une Cheffe comme il semblait en exister si peu en ces temps troublés. Elle n’était pas exactement la plus grand, elle ne le dépassait certainement pas, mais elle avait cette flamme puissante. Ambitieuse. Pleine d’une volonté brûlante. Telle était Victoria. Elle ne s’était pas arrêtée, comme il était attendu d’une telle femme. Maîtresse de ses décisions, personne ne pouvait l’arrêter. Ni les flots. Ni le Gouvernement Mondial. Pas même les plus puissants courants ne pourraient contrer la Capitaine.

ShayAye, Aye, Cap’taine ! C’est que vous pouvez être terrifiante ! »


Même lui ne dirait jamais le contraire. Car elle pouvait devenir violente, il l’avait déjà vue en action. Car si beaucoup perdaient toute aptitude à faire les beaux lorsqu’ils la voyaient, certains, qui voyaient « qu’une femme », lui tenaient tête pour leur plus grand malheur. Car si le Pistolero pouvait être destructeur, ils ne connaissaient pas la jeune femme. La Boss était souvent très loin d’être une femme de cœur, surtout lorsqu’on lui parlait de quelques richesses supplémentaires. Cupide au possible, elle n’avait que l’ambition d’acquérir toujours plus d’argent. Et si elle partageait, c’était pour récupérer au centuple, au Berries près. Capitaine Bishop était cette femme avec qui il ne fallait pas déconner lorsqu’on s’engageait avec elle.

Une femme était arrivée alors qu’il s’était agenouillé vers le brave homme qui avait traversé la vitrine. Se grattant légèrement le cuir chevelu, le Pistolero aidait ce dernier à se relever, le dépoussiérant au passage de cette terre soudainement accumulée sur ses vêtements coupés. Et se tournant finalement pour entendre la fin de cette conversation, il ne put s’empêcher de sourire. Car cette île, ce n’était plus son premier passage. Bien au contraire. Rieur, il observait les deux femmes.

ShayEn vrai, même en périphérie, t’as quelques charlatans assez bien fortunés qui se font passer pour de vrai ! »


Et, ne pouvant s’empêcher d’évoquer un peu de son passé au passage, il reprit aussitôt.

ShayEn vrai, j’ai déjà rencontré un gars qui aime bien s’occuper des dents des gens, vous voyez. Le type, il n’avait même plus une dent pour lui, putain ! »


Et il ne put s’empêcher de rire un peu, se pliant quasiment en deux pour tenter de reprendre son souffle tandis que son cigare tombait à terre. S’essuyant les yeux de ses larmes de joie qui coulaient légèrement, il reprit plus tranquillement.

ShayJ’crois, le mec, il disait aux gens que leurs dents n’étaient plus bonnes, et il arrachait de bonnes dents pour se faire un collier de dents ou un truc du genre ! C’est une connaissance, je vous l’aurais bien présenté mais je crois qu’il est passé de l’autre côté, comme il est là. Une histoire qu’il se serait étouffé avec ses propres dents, de ce que j’ai compris. Quel con, putain ! Je l’aimais bien. »
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Mer 23 Mai - 18:00
Lorsque cette femme qui accompagnait le type au cigare lui demanda si elle cherchait un vrai médecin ou un rebouteux, la jeune Moor ne put s’empêcher d’esquisser un sourire ironique. Si elle prenait le risque de demander à des inconnus, qui pourraient fort bien la dépouiller une fois à l’écart, un médecin, c’était bien pour éviter, autant que faire se peut, de tomber sur un charlatan qui gratterait ses instruments dans les interstices du plancher ou pire avant de la soigner. Mais très vite elle laissa de côté ce détail car elle avait la certitude que ni l’un ni l’autre n’avait été dupé par son déguisement d’homme et, alors qu’elle aurait pu tenter de le nier, elle choisit d’être honnête ; elle ne voulait pas se perdre en explication, encore moins attirer plus l’attention.

« Alicia Moor. » répondit celle-ci avant de marquer une pause de plusieurs secondes pour réfléchir, se demandant si elle pouvait réellement se fier à ces deux inconnus. Rien ne garantissait de leur honnêteté. Ce n’étaient pas des anges, mais elle ne se sentait pas menacée par eux, même s’ils ne semblaient pas aussi normaux qu’elle l’était, elle. L’homme, ce Shay, lui renvoyait une bonne impression, même si la plupart du temps, ses bonnes impressions se révélaient être mauvaises, surtout avec les gens qui plaisantaient en évoquant leur passé à la moindre occasion. Alicia commençait à se dire qu’elle aurait mieux fait de passer son chemin, qu’elle aurait mieux fait de ne pas s’arrêter, hélas il était trop tard pour cela et il ne lui restait plus qu’à voir comment les choses évolueraient et espérait que cela finirait bien.

« Votre ami a seulement su exploiter un véritable filon : la bêtise humaine. ». Elle l’avait dit avec un regard où l’amusement avait disparu, d’une manière froide et sèche, comme un simple constat cynique d’un être désabusé. Pourtant, ce n’était que l’une de ses plaisanteries, l’une de ses tentatives d’humour qui se révélaient plus noires qu’elle ne le désirait. Alicia Moor n’était pas aussi désabusée que cette phrase le laissait entendre même si elle ne chercha pas à se rattraper ; cela n’avait pas d’importance, ces gens ne seraient rien d’autres que des grains de sable sur sa route. Demain, ils l’auraient sans doute oublié et elle serait loin.

« Si vous en connaissez un convenable, je vous suis. » ajouta ensuite Alicia en se redressant, fixant Victoria, ne prêtant guère plus attention à Shay, ne le surveillant du coin de l’œil que pour s’assurer qu’il ne tente pas un mauvais coup. Il lui paraissait clair que des deux, c’était la femme qui commandait et puis, c’était elle qui avait proposé de lui montrer le chemin.
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